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Créer une lucarne ou un chien-assis : démarches et mise en œuvre

21 septembre 20266 min de lecture
Créer une lucarne ou un chien-assis : démarches et mise en œuvre

Ouvrir les combles d'une maison à la lumière naturelle, c'est souvent le chantier qui transforme vraiment un espace inutilisé en pièce à vivre. Une lucarne toit bien positionnée peut changer radicalement l'ambiance d'un comble, même modeste. Mais entre choisir la bonne forme, obtenir les autorisations nécessaires et garantir une étanchéité durable, le chemin est moins simple qu'il n'y paraît. Voici ce qu'il faut savoir avant de se lancer.

Les différents types de lucarnes : laquelle correspond à votre projet ?

On regroupe souvent sous le terme "lucarne" plusieurs ouvrages très différents dans leur silhouette et leur complexité de mise en œuvre.

La lucarne à bâtière (ou lucarne capucine) est la plus classique. Elle présente un petit toit à deux pans qui vient s'intégrer dans la pente du toit principal. Discrète, elle convient bien aux maisons de caractère et passe assez facilement les comités d'urbanisme.

Le chien-assis, lui, est une lucarne dont la façade avant est dans le prolongement du mur de façade. Il est souvent plus grand qu'une lucarne standard et apporte davantage de volume en hauteur. On le retrouve fréquemment sur les maisons de ville ou de banlieue des années 1950-1980, notamment dans le tissu pavillonnaire qu'on croise autour de Viry-Châtillon. Sa structure implique une reprise de charpente plus importante.

La lucarne rampante (ou lucarne en bâtière à un seul pan) suit la pente du toit. Elle s'intègre très facilement sans rompre la ligne du comble, mais donne moins de hauteur sous plafond.

La lucarne à joues droites combine une façade verticale et un petit auvent, ce qui optimise mieux le volume intérieur tout en restant compatible avec la plupart des règlements de lotissement.

Le choix entre ces options dépend du style architectural de votre maison, du PLU de votre commune, et (concrètement) de la configuration de votre charpente existante.

Apport en lumière et gain de volume habitable

Une lucarne toit bien orientée fait entrer une lumière franche et directe, ce qu'une fenêtre de toit (velux) ne produit pas de la même façon. La lumière arrive en façade, plutôt que verticalement, ce qui éclaire mieux les zones de travail ou de vie en profondeur.

Côté volume, le gain est surtout en hauteur. Les combles aménagés souffrent souvent d'une faible hauteur au faîte sur les côtés. La création lucarne permet de reculer la contrainte de la pente et d'augmenter la surface utilisable au sens du Loi Carrez (hauteur supérieure à 1,80 m). Un comble qui semblait ingrat peut ainsi devenir une vraie chambre ou un bureau fonctionnel.

L'orientation compte autant que la taille. Une lucarne exposée sud ou sud-ouest apportera beaucoup de lumière en hiver, mais peut surchauffer en été si elle n'est pas équipée d'un vitrage adapté ou d'un brise-soleil. Une exposition nord garantit une lumière homogène toute l'année, sans surchauffe, idéale pour un espace de travail.

Autorisations d'urbanisme : ce que vous devez déposer

C'est souvent là que les projets s'allongent. L'autorisation travaux toiture dépend principalement de la surface créée et de la modification de l'aspect extérieur du bâtiment.

Pour une création lucarne simple qui ne crée pas de surface de plancher supplémentaire au sens administratif, une déclaration préalable de travaux suffit dans la plupart des cas. Elle est instruite en un mois par la mairie, deux mois si votre maison est dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable.

Si la lucarne crée plus de 20 m² de surface de plancher supplémentaire, ou si elle modifie substantiellement la structure porteuse du bâtiment, un permis de construire peut être requis. C'est à vérifier au cas par cas avec le PLU de votre commune.

À Morsang-sur-Orge et dans les communes voisines, certains lotissements ont un règlement propre qui fixe des contraintes sur la forme des toitures, les matériaux ou le gabarit des lucarnes. Renseignez-vous auprès du service urbanisme avant même de faire appel à un couvreur : cela évitera de concevoir un projet impossible à valider.

Quelques points à vérifier avant de déposer votre dossier :

  • La hauteur au faîte de la lucarne par rapport au faîtage du toit principal
  • Le recul latéral minimum par rapport aux rives
  • Les matériaux autorisés pour la couverture de la lucarne
  • L'existence d'un AVAP ou d'un secteur sauvegardé sur votre parcelle
  • Le règlement de copropriété si vous êtes en maison mitoyenne ou en lotissement

Les points techniques critiques : charpente et étanchéité des jouées

C'est le cœur du métier. Une lucarne mal exécutée, c'est une infiltration assurée dans les deux ou trois ans. Deux aspects concentrent l'essentiel des risques.

La reprise de charpente

Créer une ouverture dans un pan de toiture, c'est interrompre des chevrons ou des pannes existantes. Il faut redistribuer les charges sur des éléments porteurs latéraux (les jambes de force et les chevêtres) qui encadrent la nouvelle ouverture. Sur une charpente traditionnelle, ce travail est souvent plus simple car chaque élément est accessible et remplaçable. Sur une charpente à fermettes industrielles (très courante dans les constructions des années 1980-1990), la moindre coupe peut fragiliser l'ensemble : une étude préalable par un charpentier qualifié est indispensable.

À Sainte-Geneviève-des-Bois, comme dans beaucoup de communes de l'Essonne construites dans cet intervalle, on rencontre fréquemment ce type de charpente à fermettes. Le diagnostic avant travaux évite les mauvaises surprises.

L'étanchéité des jouées

Les jouées sont les parois latérales de la lucarne, là où elle s'encastre dans le pan de toiture. C'est la zone la plus exposée aux infiltrations. L'eau s'y accumule, et la moindre défaillance dans la liaison entre la zinguerie et la couverture se traduit par des dégâts à l'intérieur.

Le principe technique repose sur des noues (raccords métalliques) soigneusement plissées ou façonnées, en zinc ou en plomb, qui assurent la continuité d'étanchéité entre la lucarne et le toit. Le zinc à joint debout est souvent le matériau le plus adapté pour ces zones de jonction complexes : il s'adapte aux formes, supporte bien les cycles de dilatation et dure plusieurs décennies si la pose est soignée.

La fenêtre de la lucarne elle-même doit être posée avec un solin continu et des bavettes étanches. Les joints silicone seuls ne sont pas une solution pérenne : la dilatation thermique du cadre les décolle à terme.

Combiner lucarne et isolation : ne pas rater l'occasion

Ouvrir la toiture pour créer une lucarne est le bon moment pour reprendre l'isolation des combles dans la zone concernée. C'est souvent la déperdition la plus importante d'une maison, et l'accès est déjà facilité par les travaux de charpente. Un isolant posé entre et sous les chevrons permet d'atteindre de bonnes performances sans empiéter sur la hauteur disponible.

Dans le secteur de Fleury-Mérogis, beaucoup de maisons individuelles construites avant 1975 n'ont jamais reçu d'isolation en toiture. Profiter de la création d'une lucarne pour corriger cela, c'est une logique de chantier qui fait du sens économiquement et techniquement.


Un projet de création lucarne mérite une visite préalable sur le chantier : la configuration de la charpente, l'état de la couverture existante et les contraintes du PLU local sont des éléments qu'on ne peut pas évaluer sur plan. JL Couverture intervient à Morsang-sur-Orge et dans toute l'Essonne pour ce type de chantier, du diagnostic initial jusqu'à la finition en zinguerie. Contactez-nous pour un devis gratuit et sans engagement.

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